Dan Perjovschi, the strength of line
Avec un coup de feutre rapide et percutant, DP raconte le monde actuel au grès du contexte et des évènements, toutes sphères confondues. Sa démarche in situ, utilisant le mur du musée comme celui de la rue, est gage de circulation, même si ses dessins sont voués à disparaître; son travail s’inscrit au cœur du processus de la presse, où chaque nouvelle information chasse les anciennes. Son dessin-discours est une analyse brève et condensée d’un sujet ; nécessairement fragmentaire, il ne revendique pas un élément de réponse définitif mais ouvre plutôt une brèche, nous laissant matière à penser.
La communication est l’un des axes fondamentaux de son œuvre, DP se sert du dessin pour évoquer les rumeurs et les ressentis des populations au contact de leur environnement politique et économique et questionne le spectateur sur le mode de réaction à adopter.
Lors d’Anthroprogramming (1995, NYC) ses dessins se mêlent à une performance dans laquelle il couvre les murs d’une galerie de silhouettes caricaturales; une fois le mur rempli, DP efface tout, une façon de mettre en exergue l’autocensure, dont sont encore soumis les populations des régimes oppressifs.
Avide de liberté de parole, son travail se conçoit comme un diagnostic très pointu du monde sous l'apparente simplicité des esquisses.
![[art saves life]*](https://image.over-blog.com/AqB0X1ZIn6RzcCO5aO6T1riCtLw=/100x100/smart/filters:no_upscale()/image%2F0114897%2F20171016%2Fob_710242_plan-de-travail-1.png)