Gérard Schlosser, la magie du hors cadre
Les peintures de GS mettent en scène des personnages qu’on ne voit jamais en entier. L’ambigüité qui émane de ces toiles est accentuée par des titres évocateurs, des courtes phrases qui prolongent la peinture sans pour autant nous donner les clés de compréhension de l’œuvre.
Depuis les années 1970, GS prend des photos, qu’il découpe et monte pour les projeter sur une toile. Rapidement, il mélangera la peinture avec du sable fin. Ce processus laisse apparaitre des aspérités et apporte aux toiles une vibration particulière, en symbiose avec une plastique rigoureuse.
Empruntant aux techniques cinématographiques, l’œuvre de GS est éminemment narrative, elle utilise un cadrage dirigé sur le détail qui fait sens. GS se sert de repères récurrents, comme le mamelon, pour focaliser l’attention du spectateur sur l’intime et sacraliser l’instant. La trivialité n’a pas de place dans ses œuvres, les personnages qui se rencontrent ou se reposent semblent animés d’une force sereine qui les transporte vers l’infinité des possibles.
La démarche de GS nous convainc à travers l’intimité foudroyante et immédiate avec le réel.
![[art saves life]*](https://image.over-blog.com/AqB0X1ZIn6RzcCO5aO6T1riCtLw=/100x100/smart/filters:no_upscale()/image%2F0114897%2F20171016%2Fob_710242_plan-de-travail-1.png)




