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[art saves life]*

Li Chen, La légèreté de l'être

18 Septembre 2013, 15:43pm

Publié par Julie Sem

Li Chen, La légèreté de l'être

Empreintes de la culture bouddhique, les sculptures de Li chen, ex-sculpteur de bouddhas dans son Taiwan natal, sont également porteuses d’éléments appartenant au taoïsme, comme la rondeur exagérée des personnages, qui semblerait évoquer le concept du « Qi » et de l’energie. Son style se dégage des contraintes de la sculpture traditionnelle pour mieux exprimer sa vision personnelle.

Dès ses premières séries, « Beauty of Emptiness » (1992-1997) et « Energy of Emptiness » (1998-2000), les personnages en bronze, monumentaux, de LC, adoptent des poses oniriques et déconcertantes et ont en commun un léger sourire. Ce sourire disparaît dans une série plus récente « Soul Guardians in an Age of Disasters and Calamities » (2009) où la figure humaine est malmenée au profit de l’image de la bête, dont l’expression faciale plus sérieuse, pourrait refléter aisément les catastrophes naturelles qui ont touché le monde, et plus particulièrement l’Asie depuis 2004. Même si l’artiste affirme avoir voulu exprimer la cruauté d’un monde changeant, il y a aussi une corrélation entre le décès de son père et son besoin de surmonter sa tristesse à travers son art, qui expliquerait le changement d’humeur de ses personnages.

Avec la série, « Spiritual Journey through the Great Ether » (2001) apparaît des techniques de dorure, de feuilles d’or et d’argent, qui mettent en exergue un idéal, comme un temple tenu dans la main d’un personnage. L’exposition de LC sur la place Vendôme à Paris (septembre 2013) est une subtile interrogation sur la richesse ; sur une des places les plus luxueuses du monde, LC expose ses êtres majestueux, prônant le non attachement aux biens matériels, ces géants silencieux mettent un terme à l’agitation du lieu.

Avec « The Beacon: When Night Light Glimmers” (2009-2010) LC met l’accent sur la lumière d’origine spirituelle et en 2011, sur le cycle de la vie.“Immortality of Fate” (2011) est une série réalisée avec d’autres matériaux, bois, corde et céramique, telle une vanité, il rappelle que nos corps sont destinés à mourir. Ses sculptures de nuages et fumées emprisonnées dans le temps et l’espace, « Ethereal Cloud »(2011), sont elles aussi, porteuses d’une âme.

Bien que l’on puisse constater une vive similitude avec les sculptures de l’artiste colombien, Fernando Botero, LC affirme plutôt avoir été inspiré par les personnages de la dynastie Tang ( 608-907).

A mi chemin entre deux états d’esprits, le semi-sacré et la candeur de l’enfance, les personnages de Li Chen s’insèrent dans le présent par la farce de la simulation sérieuse.

Li Chen, La légèreté de l'être
Li Chen, La légèreté de l'être
Li Chen, La légèreté de l'être
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Li Chen, La légèreté de l'être
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